dimanche 29 septembre 2019

" Sahara Music Festival" ou quand la techno donne des couleurs au désert !

Dire que la magie du désert ensorcelle plus d’un est chose affirmative !

Dire que le désert noue des liens inébranlables avec ceux et celles qui en furent charmés pour une première fois est chose incontestée.

C’est un peu l’histoire de ce « Sahara Music Festival » qui tient curieusement sa deuxième édition du 18 au 20 octobre 2019 après une première organisée du 19 au 21 avril 2019 ! Soit deux éditions en une même année.

Un festival assez particulier dont on ne communique que timidement et qui offre un nouveau regard artistique sur le désert, c’est un concept qui s’éloigne de beaucoup des clichés dont sont traditionnellement connues ces contrées.

C’est de la musique électronique qu’il s’agit : Oser la techno en plein désert marocain ? C’est un peu le défi que se sont fixés les organisateurs de ce festival depuis son lancement.

Un public très ciblé et très limité s’y rend, et qui comprend les fous amoureux de ce genre musical qui viennent pour s’éclater le temps de deux jours au milieu de nulle part de sonorités électroniques et rentrent charmés chez eux, nonobstant les chaleurs qui peuvent être torrides quelquefois ou les éventuelles tempêtes de sable qui gênent.

« House », « Live », « Progressive » : Ce sont quelques exemples des déclinaisons de ce style musical farouche à première vue. Cet événement diffère du reste par le fait qu’il reflète le plaisir particulier de se délecter de cette musique dans un lieu inconcevable, d’où le nombre restreint de festivaliers.

L’événement est organisé par l’agence événementielle française « Sutter Event » qui s’occupe des RP et de la recherche d’artistes, l’agence marocaine « Mrc Trips » qui organise les packs de voyages en faveur des festivaliers (Transport, Hébergement, Restauration et activités parallèles » et l’agence « Technics Customisation Maroc » pour la sono, lumière et scène.

La seconde édition de ce festival tient lieu à l’hôtel « Palmeras Y Dunas », d’où seront organisées des activités concomitantes, telles la « Desert Pool Party » ou encore le « Desert Discovery Tour by 4X4 ».

Une activité « outdoor » en plein désert qui ne manque pas de laisser une touche socio-environnementale positive chez les locaux : Lors de la première édition du mois d’avril écoulé, les revenus accumulés ont permis d’aider à la construction d’un puits à Erg Chebbi en faveur de tribus de sahraouis souffrant d’un périlleux problème d’accès à l’eau, sans compter la possibilité offerte à ces derniers d’exposer et de vendre de produits artisanaux réalisés à la main.

De bels échanges autour de la mélodie et de relations humaines empreintes de solidarités se tissent dans ce festival, en l’espace court de 3 jours.

Je termine mon article par ce très spontané témoignage d’un festivalier ayant pris part à la première édition et ayant d’ores et déjà réservé son ticket pour le second :

 "Je sais qu'on est sur le bon chemin quand je m'arrête et que je lève les yeux et que je vois des gens qui viennent à peine de faire connaissance entrain de rigoler et de danser ensemble..."

Le rendez-vous est lancé à tous les fans.



dimanche 8 septembre 2019

Ciel ombrageux sur l’Aéroport Mohammed V de Casablanca !


Chaotique déferlante qu’a connue la première plateforme aéroportuaire marocaine cet été, et que rien n’augure sa fin de sitôt !

L’affaire remonte à près de cinq mois là où elle a atteint réellement son acuité, à l’aune de l’annonce de la grève de zèle observée par le personnel de l’opérateur GPI (General Private Interim), sous-traitant de « RAM Handling », et ce de manière ininterrompue.

Ladite grève fait suite à d’interminables mésententes entre les deux entités bien des mois avant, qui résident en un conflit social dont l’objet est d’une part des plannings chargés sans rémunération appropriée pour GPI, et une dégradation de qualité de service foncièrement reprochée par RAM HANDLING.

Dès lors, des interventions ont eu lieu (UMT, Gouverneur de la Province de Nouaceur) pour apaiser les tensions et mettre fin à cette crise, chose qui fut convenue mais ne dura aucunement de sorte à ce qu’elle reprit à la veille de la saison estivale.

Les perturbations qui s’en suivirent en termes de livraison des bagages ont touché essentiellement l’Aéroport Mohammed V de Casablanca, laquelle plateforme pour son malheur, connaît le plus grand afflux d’arrivées et de départs, mais également de transit, et ce à l’échelle nationale.

D’autant que la pression engendrée par le rythme de haute saison n’est pas pour favoriser une gestion correcte de ce volet : Les voyageurs étant nombreux, sans pour autant omettre les pèlerins. Donc l’on peut parler d’un pic de gabegie qui rendit plus d’un fâcheux.

Et de remarquer autant de scènes répétitives de ces interminables files d’attente devant les comptoirs d’enregistrement, avec un personnel insouciant qui démontre la plus grande démotivation, des voyageurs en colère et ne savant à quel saint se vouer, une grève qui envenime grandement le climat au sein de cet aéroport.

L’ONDA se trouve totalement dépassé par cet état de faits et le chaos tient cette enceinte aéroportuaire de ses griffes, et les deux entités aux prises ne veulent aucunement approuver de concessions, l’image de marque de l’aéroport se voit de plus en plus affectée compte tenu des relais médiatiques qui discutent de l’affaire, appuyées par les déclarations des voyageurs qui n’hésitent pas à déclarer que la qualité de service est délétère et que les erreurs fatidiques sur les terminaux d’embarquement pour les vols opérés sont illustrés par une valse indésirable que mènent des passagers totalement désorientés.

D’où l’intervention surprise du Ministère de l’Intérieur qui semble vouloir prendre les rênes de cet aéroport afin d’y rétablir contrôle et harmonie, ces annonces sont toutes récentes et l’on apprit que plusieurs réunions de crise s’y sont tenues afin de déterminer les moyens de mettre fin à cette situation.

Une autre déclaration dont on parle davantage ces derniers jours concerne la nomination d’un Gouverneur au sein de cet aéroport en vue de trouver des solutions pérennes à ce chaos, une autorité donc qui siègera aux côtés de l’ONDA ?

M. le Gouverneur Zhar Mohammed, Gouverneur rattaché à l’Administration Centrale de ce Ministère (Il fut Ex-Gouverneur des Provinces d’Errachidia et d’Al Hoceima) est mandaté depuis quelque temps par l’Intérieur pour identifier des pistes à même de débloquer la situation et mettre de l’ordre dans l’aéroport, et est donc pressenti pour ce poste.

Ainsi, si cette nomination a lieu effectivement, l’autorité en question pourrait-elle, d’une main de fer, mettre un terme à tout ce désordre ?


Credit photo : LeDesk.ma

dimanche 1 septembre 2019

Du calme sous les cieux en Août ? C'est à s'y méprendre !


Mouvementé et chargé en déclarations diverses fut ce mois d’Août !

Une embellie ayant projeté de ses rayons plusieurs de nos contrées qui volent habituellement la vedette en été, mais avec un accent douloureusement prononcé sur certaines d’entre elles.
La raison en est que la plupart des congés des estivants marocains furent programmés juste après l’Aid-El Kebir : Tétouan bondée, ainsi soit-il pour les destinations balnéaires la jouxtant : Martil, M’diq, Fnideq.

Ce grand rush n’a point épargné Agadir, Ifrane, Tanger et l’on s’aperçoit que même le village discret de Belyounech apparaît plus que d’ordinaire dans les stories des plus frileux des voyageurs.

Les logements informels – chose qui va de soi - ont vu leur clientèle s’accroître encore, pour le bonheur des propriétaires et des intermédiaires au niveau des destinations du Nord du Maroc. Cette vague d’estivants désireux de se prélasser au soleil a dû subir les inconséquences de redoutables hausses des prix : Phénomène qui n’est pas nouveau à nos yeux, mais ayant provoqué des remous.
Du côté de la région de l’Oriental, même constat à Saïdia, dont les plages ont été prises d’assaut notamment. Marrakech a réussi pour sa part maintenir le trend positif en cet été, malgré les fortes chaleurs.

D’autres destinations se sont vues plébiscitées autrement, telle Rabat, qui s’est vue honorée de la tenue des 12ème Jeux Olympiques Africains, du 19 au 31 Août 2019 : Un événement qui a dynamisé en mieux le caractère assez monotone de ce mois en particulier, certains établissements hôteliers ont affiché un large sourire au vu du nombre important de délégations des pays africains et autres touristes venus pour l’occasion.

Sur le plan institutionnel, on note avec éclat la constitution du Conseil Régional du Tourisme de la Région de Béni-Mellal Khénifra, avec à sa tête M. Younes LARAQUI :  Une destination de choix, peu valorisée, regorgeant d’un potentiel naturel sous-exploité, ayant incessamment besoin d’une mise sur pied d’une stratégie marketing offensive, d’un plan de promotion bien établi, et d’un renforcement certain de la capacité hôtelière assorti d’une conception intelligente de circuits touristiques innovants.  

Et l’on ne saurait omettre la grosse déclaration de la saison, à savoir la dématérialisation des déclarations des nuitées touristiques, désormais obligatoire, invitant les professionnels à renseigner de manière instantanée et à distance les nuitées enregistrées dans leurs établissements respectifs, et partant conférer une visibilité meilleure sur l’évolution du secteur. D’ailleurs, une plateforme électronique a été mise en ligne et à laquelle les professionnels de l’hôtellerie sont tenus d’en remplir les formulaires. L’accompagnement en cas de besoin se fera par les instances touristiques régionales (CRT/CPT).

La mise en conformité ne touche pas uniquement les statistiques au mieux le mieux, mais est lorgnée par le fisc, avec dernier rebondissement enregistré au demeurant, celui du traitement fiscal des commissions ponctionnées par les centrales de réservations étrangères (Booking, Expedia, Trivago, Travelocity …), connaissant une multitude de cafouillages et mettant à mal les hôteliers.

La dernière clarification énoncée par la DGI fait la distinction entre les centrales sur les commissions desquelles est imposé l’I.S de 10%, et celles qui ne le sont pas, à l’aune des dispositions de la convention de non-double imposition ratifiée par le Maroc, des années de cela, avec certains pays abritant les sièges de ces sociétés, chose ayant poussé les hôteliers à réclamer auprès du fisc à revoir l’assujettissement aux importations des services de la manière la plus juste possible.

En évoquant les cafouillages, il va sans dire que la situation dans certains aéroports n’est guère reluisante, en l’occurrence celui de Casablanca-Mohammed V, dont les voyageurs subissent toujours les désagréments entraînés par les grèves des bagagistes, en cette période d’Août, témoin des départs des touristes à leurs pays de résidence, des MRE en partie, mais aussi et surtout des étudiants devant poursuivre leurs études à l’étranger et des pèlerins pour le Hajj, avec ce lot de mécontentement qui ne cesse de réapparaître sur les articles de presse et réseaux sociaux ! C’est un été donc infernal au niveau de l’aéroport de la métropole, depuis 5 mois déjà ! Résultat : une situation insoutenable à dire vrai. Et l’ONDA qui déclame la perturbation des activités de manutention sans visibilité aucune sur l’issue à réserver à ce problème, passer ou transiter par Mohammed V devient-il un supplice pour le voyageur ?

Je tacherai de clôturer ce bref tour d’horizon par regretter les incidents environnementaux ayant touché des parties du monde : La luxuriante végétation en Amazonie, et les inondations de Taroudant, qui ont laissé une trace morbide sur le cœur de plus d’un !




samedi 1 juin 2019

Regards sur le patrimoine art-déco au Maroc comme facette d’enrichissement culturel et touristique


Des trésors immuables dans l’enceinte de nos villes, trop évidents pour ne pas être remarqués …
Des pans d’histoire dissimulés derrière des façades parfois délaissées par l’effet du temps et du manque d’entretien…
Des prouesses architecturales qui valent et qui appellent à être mises en avant, pour qu’elles ne s’enlisent pas dans les profonds méandres de l’oubli…
Des bâtiments pouvant loger centres administratifs, éducatifs, lieux d’hébergement ou autres propriétés privées mais qui ne pourraient pas pour autant faire l’objet d’une négligence ou servant de lieux de contemplation et de visite.
Un patrimoine riche par ses confluences internationales, témoin de la prévalence de plusieurs styles architecturaux (néo-mauresque, néoclassique, fonctionnaliste, baroque…) qui ne peuvent que ravir l’œil et attiser la curiosité de plus d’un en vue d’une simple visite, voire même une étude exploratoire pour les plus curieux.
Et au Maroc, certaines villes gardent précieusement ces empreintes artistiques, notamment Casablanca, laboratoire ouvert de l’architecture du XXième Siècle, ou encore Rabat avec ses bâtiments renvoyant à l’époque du Protectorat, ainsi que Tanger et Tétouan avec la prédominance du style espagnol néo-baroque, et certainement d’autres villes comprenant des bijoux méconnus et non-inventoriés.
Admirable est le fait de se balader en ville et de lever les yeux vers ce bâti bravant les aléas de méconnaissance et imposant par ses façades et traits architecturaux qui confondent le visiteur en ravissement et l’interpellent sur ses mystères enfouis.
Ce n’est que lors de la dernière décennie qu’une prise de conscience a surgi en faveur de ce patrimoine matériel, notamment à Casablanca, pionnière en la matière, là où l’Agence urbaine a pris sur elle de dresser un inventaire du patrimoine bâti et paysager propre à cette ville, et le degré d’intérêt s’en trouve de plus en plus ressenti auprès des acteurs locaux et visiteurs, celui-ci a été encore plus renforcé depuis l’organisation des fameuses « Journées du Patrimoine ».
Le principe d’inventorier ce patrimoine est chose primordiale et est fortement louable pour le cas de Casablanca, celle-ci servant de modèle exemplaire et d’autres villes se verront bien dans cette perspective en lui emboîtant le pas. Dire que du bon a été fait dans ce sens est chose inexorable, mais bien du chemin est à prévoir encore pour une réelle valorisation de ce patrimoine : Certaines bâtisses menaçant ruine sont toujours d’actualité et d’autres ont sérieusement besoin d’un coup de frais « authentique », requérant le suivi de procédés de rénovation assez scrupuleux et à la pointe de ce qu’il y a de plus noble en architecture.
L’on réclame que le tourisme culturel présente des perspectives assez limitées et un potentiel qui n’est pas entièrement reconnu : Outre le patrimoine immatériel (que l’on retrouve bien dans les festivals et rencontres culturelles) ou les visites de sites historiques et archéologiques, une autre piste pourrait être envisagée.
Cela étant, l’idée de proposer en permanence (et non à de rares occasions) – je souligne bien – des circuits éducatifs et ludiques autour de l’art-déco ou d’autres de découverte et contemplation, en fonction des cibles et intérêts des uns et des autres pourraient être un excellent catalyseur de développement, à même d’introduire graduellement des sites d’intérêt architectural dans les visites et étoffer intelligemment les programmes touristiques proposés aux touristes de groupes.
Pour les touristes individuels et partant pour faire valoir la promotion de cette sous-niche de la sphère culturelle, l’idée d’en parler dans les guides et portails électroniques serait d’un bel apport, avec à la clé la mise en place de cartes interactives.
Un vœu que je n’espère pas pieux en tout cas.

Credit photo : Le360.ma 


dimanche 24 mars 2019

Sites Antiques : Un plan de sauvetage docilement égrené ?


En revenant à l’une des dernières annonces faites en début de mois, intéressant de près la mise en valeur du patrimoine historique matériel, l’on est en droit de saluer les efforts fournis et les bonnes volontés dans ce sens.
Lixus, site antique situé à quelques kilomètres de la ville de Larache, a enfin joui de l’intérêt en vue de sa réhabilitation après des décennies d’abandon, ayant conduit à un état de délabrement très avancé et honteux à la fois.
Force est constater qu’en fin de compte, l’enveloppe coquette de 1,8 millions de Dirhams a été mobilisée pour cette remise à niveau patrimoniale, mobilisée par des partenaires étrangers (italiens).
Volubilis, Lixus ou encore Chellah font partie de ces sites antiques ayant bénéficié des petites attentions et sont par ailleurs très connus et référencés sur toutes les brochures et guides, ce n’est pas pour autant que notre Royaume ne compte que ceux-là !
Qu’en est-il de Banasa, Cotta, Rirha, Tamuda, Nekor, Thamusida, Mzoura, et j’en passe ? Faut-il atteindre le seuil d’alerte pour lancer un programme d’urgence en termes de ravalement ? Si celui n’est déjà atteint pour certains d’entre eux.
Le département de tutelle est-il amené à égrener les actions de valorisation de ce patrimoine déchu au fin des décennies ? Faut-il attendre l’écoulement de 10 années pour voir surgir un nouveau partenariat du genre ?
Les régions, provinces et communes ont leur part de responsabilité aussi, du fait de la négligence totale de ces sites et de la flagrante absence de communication dessus. Patrimoine et culture : Est-ce le cadet de leurs soucis ?
Pourquoi ne pas commencer dans un premier temps à référencer tous les sites antiques et archéologiques et d’étudier leur cas un par un afin de peaufiner un plan d’intervention clair et bien échelonné, et partant actionner les leviers de partenariat au fur et à mesure tel le cas de Lixus qui s’apprête à accueillir les visiteurs lors du mois prochain.
Et c’est l’occasion idoine d’évoquer ce sujet avant que le mois du patrimoine ne pointe son nez !

Credit photo : Site de Thamusida pris en photo par Mehdi Ait Kassou (Google images)

Artisanat : Fin espérée des trépidations dans le flou ?


Longtemps mis à l’abandon, ou peut-être les tribulations gouvernementales passées l’ont-ils mis momentanément à l’écart ? Le secteur du tourisme lui fait-il encore de l’ombre ?
Il paraît que rien de cela ne tienne rigueur, et pour cause : l’adoption du projet de décret
 N° 50.17 relatif à l’exercice des métiers de l’artisanat, présenté par le Ministre du Tourisme, du transport aérien, de l’artisanat et de l’économie sociale
.
Une révolution en soi à dire vrai ! On ne retient de l’artisanat que flou, anarchie, avec une qualité de produits et des qualifications professionnelles en recul : Une image qui serait résolument appelée à changer davantage compte tenu de la nouvelle donne.
Déjà que ce secteur a commencé timidement à se doter d’une peau plus vigoureuse, signe d’un affranchissement des modèles surannées et inefficaces : Une ouverture à l’international, une promotion meilleure des métiers et du savoir-faire des maalems, une prise de conscience des compétences et de la formation permettant de les mettre au niveau juste et requis, et surtout une considération accrue de la concurrence sans merci à laquelle ce secteur est livré.
« Sanaât Bladi », émission dédiée à la mise en valeur des jeunes artisans (2M), ou encore cet élan considérable qu’a pris « la Maison de l’Artisan » et l’accompagnement de la tutelle en vue d’assurer une belle représentativité de l’artisanat marocain à l’international et partant développer l’export.
Le projet de décret attire l’attention par les actions inhérentes à un volet social imposant touchant les artisans, notamment l’inscription au registre national de l’Artisanat, l’assurance maladie et le régime de retraite ainsi que d’autres liées à l’encadrement et à la qualification des compétences au niveau des différentes branches.
Digital et régionalisation n’ont pas été omis dans cette réforme : La communication sur le net et la vulgarisation des métiers sur les réseaux sociaux formeront le socle d’un marketing digital inclusif, en complémentarité avec les procédés de promotion habituels. De plus, la création d’instances régionales et de groupements professionnels favorisera l’unisson entre les différents corps-métiers pour lutter contre les maux dont souffrait notre artisanat.
Dans combien de temps ces dispositions seront mises en pratique et pour quels effets ? On les espère bénéfique pour la profession et ses gens.

Credit photo : Le Petit Journal Marocain. 

dimanche 3 mars 2019

La robotique révolutionnera-t-elle l’hôtellerie de demain ?


L’environnement touristique et hôtelier subit des mutations sans cesse profondes à l’ère de la digitalisation et de la disruption des formes d’intelligence artificielle : Cette vague numérique sur laquelle surfent tous les pans de l’économie moderne s’impose à la conjoncture sous diverses formes et conditionnera désormais l’existence de plusieurs métiers.
Cette remise en question induite par les procédés inhérents à la robotisation touche en particulier l’hôtellerie, secteur au niveau duquel les choses matérielles sont plus présentes, en corrélation avec cet inexorable trait de servuction.
Nippons et américains y sont les précurseurs : La robotisation en hôtellerie prend son essence de la numérisation des flux d’informations et des moyens techniques employés pour concrétiser « l’expérience client » qui se développe de fil en aiguille.
OTA, plateformes de réservation, applications et autres supports interactifs ont donné le ton à cette transformation digitale, en touchant en premier lieu au canal réservation : Ceci a poussé la réflexion de sorte à opter pour la facilitation des méthodes et rendre plus accessible et attrayante l’expérience client.
Tout a été affecté par cette bouillonnante sphère révolutionnaire : Étages, réception, restaurant, évènementiel, prestations annexes…
Des robots, timidement perçus de nos jours, mais qui prendront la relève, petit à petit : On en trouve désormais dans la réception : de nuit comme de jour, assurant un accueil ordinaire ou VIP, dans les étages s’occupant des commodités prodiguées en chambres et bientôt accèderont à la tâche de valet de chambre/femme de chambre, dans l’entretien aussi, ou encore au restaurant comme serveur ou fournissant des recommandations aux gourmets, ou prenant forme de bornes interactives par lesquelles l’on peut réserver une séance de spa, un cours de golf ou une excursion dans la région.
Ceci dit, le client s’en trouvera ravi et de plus en plus rassuré quant à l’efficience du procédé, agrémentant son séjour avec un minimum d’erreurs et de quiproquos, et c’est le but recherché par les établissements hôteliers souhaitant exploiter ces technologies de pointe pour accroître leurs bénéfices.
Mais que d’avantages, quels revers pour cette révolution ? Une suppression d’emplois à coup sûr, le secteur hôtelier risquera de connaître dans un avenir des débauchages massifs de personnel qui se verra remplacé par des machines capables de répondre à toutes les sollicitations possibles des clients, donc une sphère qui ne sera plus en mesure d’absorber le chômage et l’élément humain sera centré surtout sur le middle et top management : Un phénomène d’autant plus redoutable que les premiers exemples le matérialisent bien, n’a-t-on pas récemment appris au sujet d’un hôtel au Japon entièrement « robotisé » ?
Quelle attractivité pour le secteur et quelles perspectives économiques la robotisation en hôtellerie pourrait-elle engendrer ? Est-ce un abandon de l’élément humain, sachant que la servuction en hôtellerie repose sur celui-ci ? Les émotions seront-elles abandonnées et cette disponibilité et bienveillance ayant depuis toujours marqué le personnel hôtelier ? N’en sera-t-il plus question au vu des scénarios futurs ?
Que de questions auxquelles nous laisserons soin à l’avenir d’y apporter les éclairages nécessaires ! 


Credit photo : http://www.ge-rh.expert.com//