jeudi 8 mai 2014

Et si Royal Air Maroc intégrerait une alliance aérienne? Un mythe dira-t-on??

Pour commencer: un bref Aperçu du concept !

Les alliances aériennes sont des accords de coopération passés entre compagnies aériennes leur permettant d'unir leurs moyens commerciaux et logistiques et ce, pour un maximum de compétitivité et de rentabilité.

Star Alliance (regroupant 26 membres à ce jour), Skyteam (avec ses 20 membres actuels)  et Oneworld (avec 15 transporteurs aériens à l’heure actuelle) sont les trois plus grandes alliances aériennes internationales.




Quels intérêts pour une compagnie aérienne d’intégrer une alliance ?

Plusieurs avantages peuvent être offerts à l’issue de l’intégration d’une alliance aérienne, citons :

v  Un plus grand choix en termes de destinations est proposé aux clients : intégrer une alliance permet d’enrichir le catalogue des liaisons proposées sans avoir à ouvrir de nouvelles routes ;

v  Mutualisation des techniques « marketing » et optimisation des programmes de fidélisation sur toutes les destinations assurées par les compagnies membre d’une alliance donnée ;

v  La capacité à proposer des vols en partage de code : un transporteur aérien pourrait alors offrir des destinations qu’il ne desservait pas avant grâce à ce partenariat;

v  La gestion des activités administratives, commerciales et de maintenance  sur plusieurs « hubs », à titre d’exemple : les services aux escales tels l’enregistrement des bagages dont le coût devient intéressant comparé à celui engendré par la gestion de ces même services opérée de façon individuelle ;

v  Alignement des programmes de fidélisation de tous les transporteurs membres d’une alliance : avec la possibilité de cumuler des « miles » en effectuant des voyages dans différentes destinations. Ceci est de façon à permettre au voyageur d’optimiser ses déplacements et de conserver des conditions de fidélisation similaires et autres avantages s’il en a ;

v  Mais encore : l’accès aux salons des compagnies partenaires tout en bénéficiant des mêmes privilèges devient possible. De plus, les formalités d’enregistrement et de transfert s’en trouvent facilitées ;

v  Du point de vue de la relation commerciale : il est possible de négocier son contrat avec un seul et unique interlocuteur par alliance, ce qui facilite la tâche des entreprises ;

v  Développement commun de plateformes technologiques à même d’offrir aux clients un voyage fluide de bout en bout ;

v  Intégrer une alliance fait office de fort levier marketing : les alliances apportent aux compagnies une reconnaissance universelle ;

v  Malgré son coût important (de l’ordre d’une centaine de milliers de dollars), le ticket d’entrée dans une alliance ne pourrait être comparé aux coûts d’une fusion capitalistique ou prise de participation chez un autre transporteur jugés énormes ;

v  Ce type de partenariat permet de contourner les  législations d’un bon nombre de  pays, peu enclins à voir leur compagnie nationale passer sous pavillon étranger (dans le cadre notamment de fusions transcontinentales) ;

v  Et enfin, on peut citer la possibilité d’acheter des tarifs tour du monde et des "airpass" par continent.

Notre compagnie nationale a-t-elle songé un jour à rejoindre ces mastodontes de l’aérien ? Les paragraphes suivants nous le diront...



Royal Air Maroc & Alliances aériennes : Pour la petite histoire… !

En 1998, Royal Air Maroc avait eu l'intention de rejoindre l'alliance Skyteam, dont Air France-KLM et Delta Airlines sont les piliers, mais cette option supposait la renonciation à la desserte de certaines destinations africaines alors que le marché africain reste la base de la politique de la société. La compagnie marocaine s'est désistée alors  face aux pré-requis d'une telle adhésion.  De plus, Royal Air Maroc aurait obtenu le statut de membre associé alors qu'elle souhaitait devenir un membre à part entière: ces deux points étaient, par conséquent,   en total  désaccord avec la politique générale du groupe, qui consiste à multiplier les liaisons sur tout le continent africain.

Scénario RAM/ONEWORLD : Un partenariat envisageable?

A la suite de la tentative datant de l’année 1998 et soldée par l’échec, Royal Air Maroc songera peu à demander de nouveau l’intégration à l’alliance « Skyteam ». De plus le groupe Air France-KLM ne voit pas d’un très bon œil ceci :

n  En premier lieu, étant donné la forte concurrence avec la compagnie nationale RAM sur certaines dessertes africaines assurées au départ du Hub de Casablanca, et opérées en même temps par Air France-KLM au départ de Paris Roissy Charles de Gaulle et d’Amsterdam ;

n  Notons aussi qu’Air France-KLM met en place une stratégie offensive sur le marché Europe-Afrique, notamment grâce aux compagnies aériennes africaines dont le groupe détient des participations financières : telles Air Côte d’Ivoire, Air Cemac en Afrique Centrale, sans compter  Kenya Airways qui s’est dotée d’un ambitieux plan stratégique visant à doubler ses capacités d’ici la fin de la décennie, Kenya Airways qui plus est une des compagnies leaders de l’Afrique de l’Est, membre de Skyteam et dans laquelle le groupe Franco-Hollandais Air France-KLM détient 27% du capital.

De son côté « Star Alliance » est bien positionnée en Afrique : avec trois de ses membres qui font partie des principaux transporteurs à l’échelle continentale, en l’occurrence : South African Airways, Egyptair, et Ethiopian Airlines. Aucun intérêt pour Royal Air Maroc de rejoindre une alliance dans laquelle elle ne réussira pas à se distinguer !

Toutefois la grande absente du continent africaine, à savoir l’alliance « Oneworld » pourra trouver en notre compagnie nationale Royal Air Maroc un partenaire solide : C’est véritablement une chance pour la RAM que d’intégrer précisément cette alliance, elle pourra bénéficier d’un réseau très étendu de dessertes aériennes couvrant le monde entier : comptant sur la présence de Malaysia Airlines, Japan Airlines, Cathay Pacific et Qantas en Asie-Pacifique, SriLankan Airlines en Asie du Sud & Inde, Iberia (avec laquelle RAM est déjà en code share) Air Berlin, Finnair et British Airways en Europe, S7 Airlines en Europe de l’Est et en Russie, également  LAN Airlines et TAM Brazilian Airlines (via sa fusion avec LAN) en Amérique du sud, US Airways (via sa fusion avec American Airlines) aux Etats-Unis, et Qatar Airways et Royal Jordanian au Moyen-Orient.


Le jeu des alliances mondiales ne cesse de prendre de l’ampleur et l’Afrique demeure un marché à consolider : ce scénario, certes, présente beaucoup d’avantages… Encore faut-il que Royal Air Maroc fasse en définitive le BON CHOIX.  

Sources
http://www.bourse-des-vols.com/compagnie-royal-air-maroc-2.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Royal_Air_Maroc
http://www.leconomiste.com/article/912355-aucun-choix-arr-t-avec-royal-air-maroc-fr-deric-gagey-pdg-d-air-france
http://www.air-journal.fr/2014-04-30-srilankan-airlines-integre-lalliance-oneworld-5105290.html
http://www.voyages-d-affaires.com/deplacements-professionnels/aerien/alliances-aeriennes-partenaires-haut-vol-8569
http://fr.oneworld.com/
http://www.skyteam.com/fr/
http://www.staralliance.com/fr/

samedi 3 mai 2014

Les caractéristiques environnementales de la région du Golfe du Bengale sont-elles un facteur d’entrave au développement du tourisme au Bangladesh ?

Dans le présent article : Eclairage sur quelques caractéristiques géo climatiques propres à la destination « Bangladesh » et leur impact sur le tourisme.

Pendant la période de mousson que connaît la région de l’Asie du Sud chaque année, il faut savoir que presque toute l'eau recueillie par l'Himalaya au Népal, au nord / nord-est de l'Inde et le Bhoutan transite par le Bangladesh, pour se déverser dans la baie du Bengale : une quantité importante de sédiments est charriée par ce cours d’eau formant des montagnes le long du delta,  qui avec la force des courants d’eau, finissent par s’écrouler littéralement  au fond des mers.

Ces particularités sont l’illustration propre de la topographie alluviale complexe du Bangladesh, excepté les régions montagneuses du sud-est et nord-est : Tellement complexe que plusieurs petits affluents se sont formés débouchant sur de puissants fleuves et autres grandes étendues d’eau, citons notamment le Padma et le Jamuna (extensions respectives des rivières du Gange et du Brahmapoutre), le tout formant la basse vallée de la Meghna au niveau de laquelle la distinction entre terre, rivière, océan et ciel devient très difficile à faire.

Ces phénomènes ont certes façonné et refaçonné les terres jouxtant le Delta du Bengale, mais également le destin de son peuple : Il serait erroné d’imaginer un emplacement précis des rivières du Bangladesh sur la base des cartes géographiques actuelles : Au vu de la cadence des inondations que connaît la région et les courants d’eaux importants générés en cette période, ces cartes se trouvent alors obsolètes et doivent êtres réadaptées en permanence.

ð  Ces rivières ne peuvent se targuer alors d’être reconnues « lieux mythiques » forgeant un pan de l’identité du Bangladesh !

A titre d’illustration : Le fleuve « Brahmapoutre » circulait à l’est de l’emplacement actuel de la capitale Dacca. Suite à des inondations ravageuses, le fleuve voit sa trajectoire déviée à l’ouest, et ce sur une période de 30 ans pendant la moitié du 18ème siècle.

ð  Les populations subissent les caprices du climat et ses fâcheuses conséquences sur des zones, qui désormais sont tamponnées à très haut risque !

Ces régions sont sujettes aux catastrophes naturelles : la côte bordant le golfe du Bengale est vulnérable aux raz de marée issus des cyclones. De plus, les îles se trouvant principalement dans la partie nord de la rivière Jamuna (division Rajshahi) sont confrontées aux inondations saisonnières.  De nombreuses îles sont détruites chaque année, ne devenant que bancs de sable infertile : la pauvreté forçant les habitants à y demeurer, au risque de voir leurs maisons emportées par d’impétueux flots des eaux chaque année.

Un autre phénomène observé, cette fois-ci du côté de la basse vallée de Meghna : Celui de perte de terres et d’accumulation progressive du sol sur les rives : deux actions naturelles se déroulant de façon simultanée dans les plaines alluviales. De ce fait, des hectares de terres agricoles se voient ravagés en un rien de temps et remplacés après par un sol dont la formation résulte d’accumulation de sédiments : On se trouve donc avec de nouvelles terres mais  pas nécessairement fertiles !

Est constaté également un faible couvert végétal : les parcs naturels sont comptés au bout des doigts au Bangladesh. Le plus célèbre étant  le «  Sundarbans » : constitué de la plus grande forêt de Mangrove au monde. Un parc qui n’a pu être reconnu  patrimoine mondial de l'UNESCO  si ce n’est le fruit d’actions issues de divers programmes de conversation.  

Il faut dire que ces multiples phénomènes ne sont pas totalement néfastes, preuve en est la création de paysages aux contrastes multiples : le portrait géographique du Bangladesh prend d’étonnantes perspectives : Alors que la plupart des pays se situent au niveau ou juste au-dessus du niveau de la mer, le paysage plat cède la place à de basses collines ondulantes dépassant parfois les 1000 mètres d’altitudes, en l’occurrence les « Chittagong Hill Tracts » et les régions montagneuses de Sylhet. Ces formations sont la conséquence d’amas de terres ayant résisté aux aléas climatiques couplées à l’enfoncement de la plaque tectonique indienne sous la bordure de la plaque asiatique : ce même processus ayant abouti à la formation de l’emblématique chaîne montagneuse des Himalayas !

Il est fort d’admettre que quiconque ne serait en mesure de prévoir ce que la rage de la nature peut engendrer comme phénomènes et catastrophes : Bangladesh lutte sans répit pour la survie de ses populations, grâce en partie aux aides humanitaires en provenance d’autres pays. Un développement économique timide se fait sentir certes, et une prise de conscience de l’intérêt que présente le tourisme est quelquefois manifestée, à travers notamment l’exemple du parc naturel de « Sundarbans » cité précédemment, malgré la gravité des situations.

Il existe de très beaux sites naturels à découvrir au Bangladesh, encore faut-il constater que le tourisme n’a pas encore trouvé sa place dans les politiques économiques : Voyant de près les effets  du réchauffement climatique,  le cas échéant,  on se retrouve plus dans une économie de subsistance: On ne peut vraiment pas parler de perspectives de croissance du tourisme dans tel cas ! 






Sources:



samedi 26 avril 2014

Industrie mondiale des croisières : Pour une croissance durable et respectueuse de l’environnement ! (Spécial Journée de la Terre 2014)

En commémoration de la Journée de la Terre,  l'Association Internationale des Compagnies de Croisières (CLIA) revient sur l’ensemble des actions menées par ses membres en vue de préserver l’environnement.

Il faut reconnaître que l’industrie mondiale des croisières est appelée de plus en plus à prendre compte des impératifs environnementaux, en l’occurrence ceux relatifs aux océans, qui sont bel et bien de fragiles écosystèmes.

Christine Duffy, présidente de la CLIA, déclare à l’issue de la réunion des membres de ladite association tenue le 22 Avril 2014 à Washington : «  L’industrie des croisières se veut garante de la protection de l’environnement : Nous collaborons régulièrement avec plusieurs organismes de réglementation et experts en ingénierie environnementale pour placer la barre encore plus haut en termes d’efforts déployés au quotidien à cette fin ».

L'Association Internationale des Compagnies de Croisières (CLIA), en collaboration avec  l'Organisation maritime internationale (OMI) qui compte 170 Etats membres, y compris les Etats-Unis,  ont contribué à la mise en place de normes internationales cohérentes, rigoureuses et uniformes régissant les pratiques environnementales qui s'appliquent à tous les navires de croisières appartenant à la CLIA.

Ci-après des exemples de mesures adoptées par les compagnies de croisière afin de servir cette fin : à savoir protéger l’environnement :

n   Des systèmes de traitement des eaux usées à la pointe de la technologie, permettant de disposer  d’une eau plus propre que celle produite par les stations d’épuration des grandes métropoles  américaines ;

n Développement de nouvelles technologies à même de réduire substantiellement les émissions  provenant des laveurs de gaz d’échappement des bateaux de croisières, mais en même temps les émissions de soufre provenant de leurs moteurs ;

n  D’importants progrès sont à relever en matière d’optimisation de la consommation d’énergie à l’intérieur des navires de croisières : Par la mise en place des lampes basse consommation LED, qui durent 25 fois plus longtemps que les lampes classiques, utilisent 80 % moins d'énergie et génèrent 50 % moins de chaleur. Ainsi que l’installation d’appareils à haut rendement utilisant de l'eau chaude recyclée pour chauffer les cabines des passagers ainsi que des vitres teintées  qui gardent les passages frais et utilisent moins d'air conditionné ;

n    Plusieurs navires disposent à bord de revêtements lisses écologiques et non-toxiques qui augmentent l'efficacité énergétique et réduisent les émissions de gaz à effet de serre ;





Grâce à cette collaboration, les nouveaux navires de croisière qui entrent en service aujourd'hui sont parmi les plus respectueux de l'environnement… Et ça ne s’arrête pas là : A partir de Septembre 2015, les navires de croisières intégrant la flotte de la  L'Association Internationale des Compagnies de Croisières (CLIA) doivent répondre à certaines normes d'efficacité énergétique encore plus rigoureuses... C’est dire les normes qui ne cessent de muter à l’aune des innovations découlant des multiples et constantes recherches menées dans le but d’améliorer au mieux les dispositifs de protection de l’environnement afférents au secteur maritime.

Pour les membres de la CLIA : S’inscrire dans une démarche de préservation de l'environnement implique aussi la participation des passagers et des membres d'équipage à travers notamment des programmes de sensibilisation, de promotion d’actions de recyclage et des efforts de conservation et d’autres activités à bord.  


Le ton est donné : Qu'il se poursuive alors au même rythme ! Notre environnement en a tellement besoin, encore plus les océans qui sont constamment menacés par les effets néfastes de la pollution.







Source : Communiqué de presse du 22 Avil 2014 de L'Association Internationale des Compagnies de Croisières (CLIA) – Washington

http://www.cruising.org/vacation/news/press_releases/2014/04/cruise-industry-highlights-ongoing-sustainability-efforts-fully-protect-

dimanche 20 avril 2014

Sapristi ! Les voyageurs d’affaires passent plus de temps dans les airs que sur terre !

Sapristi !  Les voyageurs d’affaires passent plus de temps dans les airs que sur terre !


De nouvelles recherches diligentées par Travelport, se rapportant au développement du tourisme d’affaires à l’international, ont révélé que les voyageurs  passent plus de temps dans les airs que sur terre, lorsqu’il est question notamment de business.

Tout d’abord, il est à noter que cette étude se base sur les caractéristiques du segment MICE et Affaires inhérent au marché britannique.

Dans le même sillage, une tendance confirmée : les voyageurs d’affaires déclarent être prêts à aller plus loin pour nouer des partenariats d’importance capitale à leur yeux. Qu’importe donc la distance parcourue en aller-retour !

En chiffres

  • Selon Travelport, : Au cours des 12 derniers mois plus d'un million de voyageurs d'affaires ont fait un aller-retour de + 20 heures vers des destinations lointaines comme la Chine ou le Japon au départ du Royaume-Uni, mais ont passé moins de 12 heures dans lesdits pays;
  • Côté dépenses : Les voyageurs desservant les trois principales destinations les plus populaires à longue distance pour les entreprises britanniques (Hong Kong, Chine, Etats-Unis et Australie) ont dépensé 3,4 milliards de £ sur les vols l'année dernière, mais ont dépensé moins que cela étant dans ces pays : Les compagnies aériennes opérant de longs courriers devront se réjouir de cette donne.   

De l’avis d’un professionnel du tourisme…

Simon Ferguson, directeur régional Travelport pour le Royaume-Uni & L’Irlande, affirme: « D'après nos recherches, nous pouvons constater que les rencontres physiques favorisent la création de nouvelles relations commerciales et d’affaires et/ou la  signature d’accords et la mise en place de  partenariats divers, d’où leur valeur inestimable.

En même temps, les voyageurs d'affaires sondés disent prêts à effectuer de longs voyages lorsque les enjeux sont importants.

Fait intéressant : cette tendance a persisté même pendant le ralentissement économique et les dépenses de voyages d'affaires devraient croître de plus de 3 % en 2014, nous nous attendons donc à plus de voyages vers des destinations lointaines en cette année 2014 ».




Plus de vols vers plus de destinations lointaines…


En guise de conclusion, cette étude a le mérite de mettre le point sur l’importance qu’accordent désormais les voyageurs d’affaires aux réunions en face-à face, et ce malgré le développement fulgurant du phénomène des « Visio-conférences » : fruit des avancées technologiques réalisées dans le segment MICE.


http://buyingbusinesstravel.com/news/1122289-growing-trend-%E2%80%98flying-visits%E2%80%99-long-haul-destinations

samedi 12 avril 2014

Le pouvoir d’influence grandissant des enfants dans la prise de décision en matière de voyages.




Les enfants ont incontestablement leur mot à dire…. au point d’en arriver au dernier !

Les faits contenus dans cette analyse sont basés sur un sondage réalisé par le site britannique Homeaway.co.uk avec UKMums.tv en Mars 2014 avec plus de 1100 parents au Royaume-Uni (salariés, femmes au foyer…)

Grosso modo,  Il en ressort que les parents sacrifient leurs propres plaisirs pour répondre aux caprices de leur progéniture pendant les vacances.

En chiffres :
  • 15% des personnes interrogées affirment clairement que leurs enfants les poussent à prendre des séjours onéreux (destinations exotiques);

  • Par ailleurs : Dans 65% des cas, les enfants font la loi sur les voyages et activités à faire, sur les repas à prendre dans 40% des cas et la ferme intention d’aller à la plage ou à la piscine dans 60% des cas ;

  •  Plus de 76% des familles sondées pensent que les vacances sont un moment important pour les enfants, eu égard à l’équilibre mental et physique qu’elles procurent après une longue période de labeur ;

  • 50% des parents sont prêts à sacrifier leurs activités de détente habituelles (prendre un bouquin, se prélasser en bord de mer ou à la piscine) pour se mêler aux activités pratiquées par leurs enfants ;

  •  D’autant plus que 40% d’entre eux sont heureux de laisser de côté, par moments, les conversations de « grands » et leurs repas conventionnels pour aller se joindre aux enfants. 8% d’eux s’intéressent à visiter les attractions émanant du choix de leurs enfants et 6% avouent ne point daigner à sacrifier quoi que ce soit pour le plaisir de leurs enfants; 

  • 40% des parents admettent ne pas avoir planifié de vacances familiales, et que c’est entièrement du ressort de leurs enfants.




De l’avis de certains professionnels :

-- Au vu des résultats, Michele Bates , directeur de UKMums.tv avance ce qui suit: «C'est formidable de voir que de nombreux parents veulent être ensemble en vacances avec leurs enfants et profiter de leur temps en famille. Beaucoup de parents préfèrent ne pas laisser les enfants dans les mains de clubs de vacances et faire leur propre divertissement ensemble. »

-- Gregory Sio, directeur régional de HomeAway.co.uk rajoute: "Par les temps qui courent, avec le stress important que nous vivons, et ce mode de vie trépidant : Nous avons tous besoin de ce temps d'arrêt : les vacances s’imposent tout naturellement ! Les enfants ont en fortement besoin et en profiter amplement en famille est ce qui les rend heureux ! »

Quelles tendances au Maroc ?

Davantage de familles se plient aux desideratas de leurs enfants en termes de voyages : Ceux-ci préférant  passer des séjours à Marrakech et Agadir (le long de l’année avec une forte accentuation en période de vacances scolaires) et Saïdia et Nord  (en période estivale) dans des hôtels-clubs proposant la formule All-Inclusive : cette grosse demande émane essentiellement du fait que ces établissements offrent des activités ludiques et distrayantes pour les enfants.

Pas de statistiques officielles à l’appui, ce constat est basé sur mon expérience professionnelle…

Pour conclure

è Les enfants ont besoin de pauses vacances intermittentes pour les soulager de la pression scolaire, c’est capital !

è Les opinions des enfants pèsent lourd sur les prises de décisions en termes de voyages, d’activités à exercer pendant le séjour, et de choix de destinations : Leurs exigences se voient de plus en plus satisfaites.



http://www.traveldailynews.com/news/article/59955/kids-come-first-on-holiday

dimanche 6 avril 2014

Regard sur le Projet « Couloirs du patrimoine le long de la Route de la soie » - Organisation Mondiale du Tourisme.

Un ambitieux projet de développement touristique mettant en exergue les riches potentialités que recèlent les pays de l’Asie Centrale, prônant en même temps la commémoration de l’antique Route de la Soie (divers réseaux de routes commerciales allant jusqu’à l’Extrême Orient) , symbole de prospérité commerciale : De l’Italie et la Grèce à l’Ouest, en passant par la Turquie, la Syrie, l’Iran, l’Afghanistan, Pakistan, certains pays de l’Ex-URSS (l’Azerbaïdjan, la Géorgie ,l’Arménie, l’Ouzbékistan, le Turkménistan, le Tadjikistan, le Kirghizstan et le Kazakhstan) jusqu’à la Chine Médiévale à l’Est.



Les débuts : La signature de la déclaration de Samarkand (Ouzbékistan), le 05 Octobre 1994 !

Une initiative qui a été mise en relief par le projet de l’UNESCO dénommé  «Étude intégrale des Routes de la soie: routes de dialogue » visant la renaissance fructueuse de  ces routes légendaires et le revigorisation des interactions culturelles entre les peuples de l’Asie Centrale par le tourisme. Ainsi :

n  Les gouvernements sont appelés à mettre en œuvre des stratégies et programmes visant la promotion du tourisme, aidés en cela par l’expertise de l’Organisation Mondiale du Tourisme. Le cas échéant, doivent-ils notamment stimuler les flux touristiques par la  réduction des obstacles aux voyages ;

n  Un tourisme qui se développe dans ces contrées tout en respectant l’ordre politique, social et religieux qui y est établi, une priorité donnée par ailleurs au tourisme durable, tout en veillant à ce que les populations locales en tirent bénéfice ;

n  Les valeurs de tolérance que doivent montrer les visiteurs à leurs hôtes, notamment la compréhension des coutumes et traditions locales, le respect des croyances, et la préservation des milieux naturels ;

n  La prise de conscience et l’appréciation à sa juste valeur, du potentiel historique, naturel et culturel dont doivent faire preuve les communautés hôtes.

Premier bon point : La simplification des formalités de délivrance des visas.

Il faut noter que les travaux entamés en 1994 avec la signature de la Déclaration de Samarkand sur le tourisme le long de la Route de la soie et les objectifs à atteindre qui en ont découlé, constituent le socle sur lequel toute mesure stimulant la croissance touristique dans ces régions repose.

De notables avancées ont été réalisées par les pays objet de ladite stratégie en vue d’accroître le nombre de visiteurs, surtout  en ce qui concerne la facilitation des procédures d’obtention de visas, comme le témoigne M. Taleb Rifai, Secrétaire général de l’OMT dans cette déclaration: « Les formalités compliquées d’obtention d’un visa continuent de freiner considérablement la croissance du secteur du tourisme et, de ce fait, représentent un obstacle pour la création d’emplois et la réduction de la pauvreté. L’OMT accueille favorablement les mesures déjà adoptées par les pays de la Route de la soie dans ce domaine et les félicite d’avoir pris l’engagement ferme d’aller encore plus loin. Seule une action commune peut nous permettre de libérer complètement le potentiel du tourisme en tant que moteur de la croissance durable et de l’intégration régionale le long de cette voie historique exceptionnelle et de transformer les obstacles en autant de tremplins. »

Chiffres à l’appui : Début 2008, 87% de la population mondiale avait besoin d’obtenir un visa avant le départ pour se rendre dans une destination de la Route de la soie. Ce pourcentage a été ramené à 73% en 2013. 

Récemment, Le Tadjikistan a annoncé l’ouverture du col de Kulma aux visiteurs internationaux tandis que le Kazakhstan a fait part de son intention de travailler à la création d’un « espace sans visa » en Asie centrale.

La protection du patrimoine : véritable levier de croissance du tourisme régional

Les entités concernées par le développement du tourisme doivent agir ensemble pour mieux faire connaître le tourisme le long de la Route de la soie tout en assurant la préservation des ressources exceptionnelles qu’elle possède en termes de sites à forte charge historique et civilisationnelle et de patrimoine culturel immatériel.
D’où réside l’importance de la collaboration entre les ministères du tourisme et les ministères de la culture de plusieurs pays de l’Asie Centrale dans le but de gérer le patrimoine de manière efficace et durable.

Le volet social non évincé

Il serait inconcevable de ne pas faire adhérer les communautés et acteurs locaux à l’établissement d'une coordination et d'un dialogue à différents niveaux : Leur participation est essentielle et aidera à combattre la pauvreté et à appuyer la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) énoncés par les Nations Unies.

Et pour conclure...

En substance : « Couloirs du patrimoine le long de la Route de la soie » initié par l’Organisation Mondiale du Tourisme et le Conseil mondial du tourisme et des voyages vise à rehausser le profil du tourisme le long de la Route de la Soie et à stimuler le développement d'un tourisme durable et responsable en renforçant la coopération entre les pays de la légendaire Route de la Soie.

Un projet qui a de beaux jours devant lui !

Notons enfin que l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) tiendra sa réunion de la Task Force de route de la soie pendant les Routes de cette année l'événement Route de la Soie, qui aura lieu à Tbilissi, en Géorgie les 6-8 Juillet 2014.



Source:http://www.veilleinfotourisme.fr/les-ministres-de-la-route-de-la-soie-encore-plus-determines-a-faciliter-l-obtention-des-visas-117167.kjsp

dimanche 30 mars 2014

Sécurité à bord prime !

Des lacunes juridiques omises depuis 1963 ? L'autorité compétente - entendons par là l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) - n'avait songé à soulever la question que la semaine écoulée? Poussant de facto les gouvernements à renforcer leur arsenal juridique...

La question revêt un caractère sérieux même !

Dans les faits

Le 27 Mars 2014 à Montréal : C'est lors de la conférence de l'Organisation de l'aviation civile internationale qu'a été demandée la révision des termes de la Convention de Tokyo de 1963, relatifs à la sécurité aérienne, demande exhortée deux jours avant par un communiqué de l'IATA (Association internationale du transport aérien).

Ce dernier stipulant la poursuite juridique de tout passager perturbateur, violent, abusif, au comportement mettant en danger l'équipage et les passagers à bord d'un vol et affectant de la sorte leur sécurité.

Ce qui cloche et inquiète...

"La Convention de Tokyo a été négociée en 1963 et prévoit que c'est le pays d'enregistrement de l'avion qui est compétent pour poursuivre le ou les passagers turbulents..."

Jusqu'ici tout va bien ! 

L'aberrance réside cependant dans ce qui suit: 

"... Avec le phénomène du leasing des avions, le pays d'enregistrement n'est ni celui où il atterrit, ni celui de l'exploitant de l'avion. Cet état de fait limite sérieusement les possibilités de poursuite des passagers turbulents" 

Les responsabilités des uns et des autres, ont été chamboulées avec l’apparition du phénomène de leasing des avions. Aucune adaptation des textes n’a été prévue de suite. Et de ce fait, aucune partie (compagnies aériennes, gouvernements..), ne fut en mesure de trancher dans toute affaire dans laquelle est mise en péril la sécurité des passagers. 

En prime, la Convention de Tokyo n’avait guère prévu des actions à même de gérer ces comportements ! Des dispositifs sécuritaires et d’urgence ne furent-ils aucunement définis alors ?!

Désormais ?

L’appel est lancé : Un renforcement des textes de lois s’impose : La juridiction sera étendue à la fois à l’état où l’avion se pose et à celui dont est originaire l’opérateur du vol.

Cette décision aurait pu être prise bien avant, l’on est en droit de se demander : Est-ce le nombre d’agressions, d’harcèlements, d’actes terroristes, et toutes sortes d’agissements anormaux à bord des vols et auxquels on assiste de plus en plus , qui incita l’OACI sur demande impérieuse de l’IATA à remettre sur table la Convention de Tokyo de 1963, réviser ses dispositions, et rectifier par conséquent le tir ?

Mieux vaut tard que jamais !



Les passagers s'attendent, en tout cas, à profiter de leur voyage sans le moindre incident : le voyage en avion  doit préserver ce trait d’être toujours agréable...