samedi 26 septembre 2020

Restaurateurs : Grand damnés des effets de pandémie !

La crise sanitaire a incontestablement jeté de toute son ombre malsaine sur la florissante et dynamique industrie touristique, frappant rudement toutes ses composantes : Des guides à l’aérien et de l’événementiel à l’hôtellerie.

Le sous-secteur de la restauration n’y a pas échappé non plus, et plusieurs cafés-restaurants ont dû mettre clé sous paillasson par effets de forte inactivité !

Comment se portent les professionnels des métiers de bouche au Maroc ? Cafés, traiteurs, restaurateurs de tous genres (restauration touristique classée, non classée, enseignes de fast-food…etc.) ? Et assurés sommes-nous de la frustration induite par la pandémie ?

Avec l’avènement de la crise et la fermeture des frontières, tous les espoirs s’estompent, et craintes et attentisme forment le lot quotidien des discussions des professionnels du secteur, ne sachant quelle tournure prendra la situation, jusqu’au jour où le fameux contrat-programme de relance touristique fut dévoilé, à la grande déception des restaurateurs qui en furent exclus !

Que de correspondances adressées au Ministère de Tutelle, exhortant responsables et autorités compétentes à soutenir ce secteur, également sinistré des effets du Covid-19, et pour cause : Ces professionnels ont été, pour la plupart, dans les premiers rangs à avoir répondu sans failles à l’appel citoyen, du temps où ils fournissaient à titre gracieux et au quotidien, des plats en quantités importantes aux médecins, infirmiers et toutes les forces mobilisées pour la lutte contre le Covid-19, depuis la veille au respect du confinement jusqu’à ceux s’attelant à la lourde tâche du suivi et intervention sanitaires !

Un élan auquel donc avaient pris part les restaurateurs, pour de longues périodes, et sans réclamer quelconque compensation, pensant que l’avenir portera des brèches d’espoir à même de les aider à se relever et à sauver leur activité de la pire des faillites.

Pourquoi n’avoir pas intégré cette filière dans ce programme ?

Cela pourrait-être dû au déconfinement leur ayant indirectement permis une reprise partielle de leurs activités à travers la réouverture des enseignes, dans un premier temps en autorisant les livraisons à emporter pour s’étendre par la suite à l’ouverture effective avec remplissage de la capacité à 50%, assorti du respect des mesures sanitaires et préventives de distanciation sociale ?

Et de ne point omettre les mesures de confinement partiel instaurés les récentes semaines dans certains territoires, exigeant la fermeture des cafés et restaurants à 21H00/22H00, ce qui grève leur rentabilité quotidienne, en éliminant le service et livraison des repas de dîner.

Cela permet de générer du chiffre d’affaires, moins conséquent qu’avant pandémie, certes ce qui est moins euphorique, mais est-ce pour autant une raison poussant à loger tout le monde à la même enseigne ?

C’est ce que l’on peut déduire de l’exclusion des restaurateurs du contrat-programme de relance du secteur, et du fait que le Ministère de tutelle n’a pas pris en compte la différenciation du segment de la « restauration touristique » qui obéit à un classement particulier et qui fonctionne autrement que celui de la restauration ordinaire !

Les acteurs de la restauration touristique sont les plus malmenés dans toute cette histoire et luttent au jour le jour pour résister aux effets du marasme touristique que vit le Maroc, et n’ont eu de cesse de réclamer la révision de cette feuille de route pour les y réintégrer, de sorte à ce qu’ils bénéficient également des dispositifs de soutien prévus pour leurs confrères de chaîne de valeur touristique !

Et de constater il y a moins d’un mois la fermeture actée par les autorités de certains restaurants, ce qui n’est pas pour arranger les choses et ternir l’image de la profession : A Casablanca, Tanger ou Marrakech, ce sont plusieurs patrouilles qui ont été menées en vue de saisir des produits impropres à la consommation (dont des boissons alcoolisées périmées) utilisés par certains restaurants.

Cela est-il imputé à l’inactivité de ces restaurants à cause du Covid-19 ? La conscience professionnelle et sanitaire ne tient-elle plus de nos jours en voyant de près cet état des choses ?

Attendons de voir d’ici à fin 2020, quelles nouveautés concerneront cette filière !

 

Credit photo : Finance Hebdo News.




dimanche 20 septembre 2020

L’AMPL : Un cri porteur de changement ?

 A l’image d’espèces sonnantes et trébuchantes furent les sorties médiatiques de l’Association Marocaine des Pilotes de Lignes (AMPL) en cette année 2020.

Les qualifierai-je ainsi comme alerte furent lancées à la compagnie aérienne Royal Air Maroc de leur part quant à la situation financière fragile, inquiétante, à risques où elle se trouve.

Patauger dans le risque en l’absence d’un nouveau contrat-programme inhérent au sauvetage de la RAM pourrait lui être fatal. Difficile de nier alors l’oreille sourde de cette dernière quant à ces signaux.

Et advint la cruelle pandémie du Covid-19, qui a terrassé toute la chaîne touristique à l’international, y compris les activités liées à l’aéronautique de toute évidence : Les compagnies aériennes procédant alors à la suspension ou réduction drastique des vols à la suite de fermeture de l’espace aérien, ainsi que les licenciements, véritable fléau social.

Ce à quoi la Royal Air Maroc n’a pas échappé non plus, et annonça à la suite des mois de confinement son plan de survie, conforme aux exigences du gouvernement, par lequel est signalé entre autres, le départ volontaire touchant près 30 pilotes âgés de 56 ans et +.

Suivra la fatale déclaration de licenciement de 140 salariés (dont 66 pilotes – chiffre actualisé – cette fois ci) : Un véritable coup de massue infligé à l’AMPL notamment qui qualifia illico ce licenciement d’abusif, et que d’autres pistes auraient pu être envisagées par la compagnie RAM pour assurer les économies voulues et partant, éviter une profonde crise sociale et d’emploi parmi ses collaborateurs.

La RAM tient mordicus à son plan social et de sauvetage et ne daigne guère négocier avec l’AMPL ses termes, en orientant plus les dispositions vers la réduction des salaires plutôt que cette vague de licenciements, ce qui a provoqué l’ire de cette dernière en clamant haut et fort l’injustice et l’illégalité de ce plan, jusqu’à entraîner le soutien de ses consœurs à l’international (Kenya, Algérie, Tunisie, Brésil, Canada, Liban, Afrique du Sud) qui ont uni leurs voix à celle de l’AMPL et envoyé des correspondances marocaines.

Plus sidérant est encore, la récente annonce relative au lobbying auprès des partis politiques auquel l’AMPL a recours, pour dit-on influencer le Management de la RAM à revoir les dispositions sociales du plan et sauver le navire, quitte à lorgner les membres du Gouvernement et notamment les Ministres en étroit rapport avec le dossier.

L’AMPL ne cherche aucunement à nuire à la Royal Air Maroc, mais tente davantage d’éviter les conséquences d’une désastreuse crise sociale et de compétences dans un avenir proche, au moment de l’éventuelle et propre reprise de l’activité aérienne, quelle sera la situation de la RAM d’ici-là ?

L’AMPL tape à toutes les portes pour faire entendre ses déclamations, loin d’être virulentes…

Le lobbying politique récemment entrepris et les messages de soutien des associations et fédérations internationales de pilotes de ligne arriveront à modifier le cours des choses, à inverser la vapeur et à réorienter le navire RAM autrement que celui-ci ?

Le futur nous le dira…



jeudi 10 septembre 2020

الجبال ,خزان سياحي في طي النسيان !

السفر في ربوع الأرض من أجل متعة الاكتشاف هو نعمة ربانية لا مثيل لها.

و عظمة الخالق ، تتجلى في تنوع و غنى المناظر الجبلية. 

الجبال تضاريس تؤثث بانوراما الطبيعة على سطح الأرض و تزيده جمالية: تشكل مكانا للترويح عن النفس و التأمل الفكري و الروحاني للبعض، و ملتقيات للتحدي لمحبي تسلق القمم الشاهقة، هي حتما خزان طبيعي مهم يشكل نقطة جذب كبيرة للسياحة في أقطاب العالم.

عظمة الخالق سبحانه وتعالى تتجلى في كل التفاصيل: بدقتها، بساطتها، رونقها و كذا شموخها.

و بذكر الجبال و شموخها، فإن السؤال التالي يتبادر إلى الذهن: كيف هو حال السياحة الجبلية في العالم؟ هل معالمها و وزنها في الإشعاع السياحي يختلف من بلد لٱخر؟ و كيف يراهن المغرب على هذا النوع من السياحة؟

الأهمية التي توليها العديد من الدول المتواجدة بالقارة العجوز، بأمريكا الشمالية و ببعض البلدان الأخرى عبر باقي القارات أضحى يضرب بها المثل في تطوير و تثمين المنتوج السياحي الجبلي، لكن المغرب لا يدخل ضمن هذه الخانة.

من المؤسف و الواضح إستنتاج التوجه السياحي للمغرب الذي إعتمده منذ القرن الماضي نحو السياحة الشاطئية، و بنسبة أقل نحو السياحة الثقافية، حيث لا تروم الخطط و الإستراتيجيات الخاصة بالقطاع نحو تطوير السياحة الجبلية، الرياضية و أنواع أخرى.

بلدنا المغرب يضم سلاسل جبلية ذات غنى و تنوع بيولوجي يثلج الصدر، خبايها كبيرة و غموضها ما زال يلف بأذهاننا و يدفعنا للتعرف عليها أكثر عبر إكتشفاها و التوغل في عوالمها.

منتوج سياحي يطمح للإشعاع في نطاق إحترام النتمية المستدامة، لكن غالبا ما يشكل شقا بسيطا في إطار ما يسمى بالسياحة القروية و الذي تتضمنه إستراتيجية الوزارة الوصية على القطاع.

كيف يعقل أن تكون لدينا محطتان للتزلج الجبلي في المغرب : أوكيمدن و ميشليفن؟ علما أن هناك العديد من المناطق التي يمكنها إحتضان هذا النوع من المحطات السياحية بالجبل كبويبلان.

 بالنسبة للتهيئة المتعلقة بها فهي لا تروم إلى المستوى المنشود. مؤسف حقا القيام بمقارنات مع بلدان مجاورة لنا و التي تضم منتجعات جبلية من الطراز الرفيع، كمثل المحطات بجبال الألب الفرنسية.

من أوجه الإحباط أيضا هو غياب التعريف بالمنتوج الجبلي : ففي بدايات القرن الحادي و العشرين و حتى حدود سنة 2004/2005، قليلا ما كنا نسمع برحلات نحو قمم جبلية أو أسماء دواوير و قرى في قلبها و نواحيها. كيف لا و السائح الأجنبي المولع بالسياحة الجبلية كانت تطئ أقدامه أراضينا و يتوجه صوب مناطق التي لا يعرف السائح المغربي بوجودها في الأصل أو ما تضمه من ثروات.

لولا ظهور مجموعات من هواة المشي في الجبال التي ما فتئت تعرف تدريجيا بالمنتوج الجبلي و التي ظهرت بكثرة العشر السنوات الأخيرة : هذه المجموعات التي تقوم بنتظيم رحلات نحو سلاسلنا الجبلية في شتى أقطار البلاد بحرفية عالية عموما : هو شغف يتقاسمه المنظمون مع زبنائهم من محبي ما يسمى بالروندوني. (Randonnée).

ثقافة السفر نحو الجبل التي أصبحت مألوفة لدينا مقارنة بالسنوات الفارطة.

لكن هل هذا كافي لضمان الإشعاع السياحي لهذا المنتوج؟ و هل من الواجب التعريف به أكثر لتشجيع السياحة الداخلية؟ و هل ستضمن الوزارة الوصية الإهتمام الكافي و الجريئ لهذا المنتوج؟

عبد الله اليعقوبي من مؤسسي أحد النوادي المهتمة بتنظيم سفريات نحو عدة مناطق جبلية بالمغرب،  شغوف جدا بالإكتشافات و التعريف بمسارات جديدة في هذا الإطار، يقربنا أكثر من الموضوع و يتقاسم رأيه معنا عبر الإجابة على الأسئلة التالية :

1.إلى أي حد ساهمت النوادي المتخصصة في تنظيم الرحلات نحو الجبال في تعريف و ثتمين هذا المنتوج السياحي، و هل من عوائق في ذلك ؟

تعريف ما تزخر به جبال المغرب أمر صعب جدا فكيف السبيل للحديث عن طول الأطلس الكبير الممتد 470 كلمترا بوديانه ودواويره ومنبسطاته وتلال والذي يضم قمما يتجاوز علوها 4000 متر ناهيك عن عشرات القمم التي يفوق علوها 3000 مترا كلها مؤهلات يمكنها جذب المتسلق والشغوف بالجبال من مختلف الجنسيات وحتى من يبحث عن المسارات السهلة التي لا تشكل خطورة فالغابات والمنبسطات المخضرة لا سبيل لحصرها بالأطلس الكبير والصغير والمتوسط وجبال الريف وخصوصيتها بإطلالة بانورامية على البحر واليابسة كل هاته المؤهلات تجعل التعريف أمرا صعبا.

أما بالحديث عن تثمين المنتوج السياحي الجبلي لابد من الإشارة إلى تعاون المنظومة ككل فسكان الدواوير اجتهدوا بإعداد منازلهم للاستقبال وأبدعوا بطهي الوجبات الشهية. ومالكو الدواب اعتنوا بها لتحمل الأمتعة والخيام وشباب المناطق الجبلية تأقلموا مع مرافقة وإرشاد المجموعات لقمم الجبال والمنبسطات التي لا تصلها.

إلا الأقدام دون إغفال فئة لا بأس بها من المغاربة والتي غيّرت البوصلة من البحر نحو الجبل. حينها تيسّرت مهمة النوادي التي تهتم بالسياحة الجبلية والتضامنية للتنسيق بين مختلف الأطراف من أجل التنظيم والسهر على احترام معايير السلامة بارتداء ملابس ومعدات خاصة ونشر ضوابط التسلق الجبلي المتعارف عليها عالميا لتفادي الحوادث.

الحوادث تحيلنا على المعيقات وأهمها في نظري غياب فرق التدخل السريع المدربة على الانقاذ والمساعدة والمتوفرة على المعدات المتطورة التي تجعلها تتدخل في الحينفرق التدخل هاته يمكنها أن تقنع الكثيرين بالتوجه نحو الجبل.

2. هل من توازن بين التوجهات العامة للسياحة الداخلية و طبيعة المنتوج الجبلي؟ و هل من ضمان لتطوير صلتهما معا في إطار التنمية المستدامة؟

التوازن لا بل لتقل هناك فارق شاسع بين المنتوج الجبلي والمنتوج الداخلي سواء الساحلي أو المتعلق بالمدن العتيقة،
أبسط بضاعة سيحتاجها السائح الجبلي سيلزمه كلمترات عديدة لاحضارها وربما أكثر من وسيلة نقلة. عكس المدينة حيث كل شيء متوفر.

لتشجيع السياحة الجبلية لابد بالاهتمام بالبنيات التحتية من طرق وشبكات هاتف ومستوصفات قرب قبل أن نتحدث عن تقارب بين المنتوجين.

الثقافة المغربية كزربية مزركشة فيها عدة أعراف وتقاليد وحرف عتيقة وعليه فالمنتوج الذي يجب تسويقه يجب أن يتكون من مسارات تربط المدينة بالبحر والجبل والصحراء فهي خاصية مغربية فريدة لابد من استثمارها وبها نستطيع ضمان تنمية مستدامة لكافة المتدخلين في السياحة المغربية.

3. لقد لوحظ مؤخرا بزوغ مبادرات تروم نوعا ما إلى تثمين القمم عبر وضع لوحات تعريفية لها؟ هل يمكن التكلم عن مساهمة في إشعاع المنتوج بهذه الطريقة؟

المبادرات جميلة وهدفها نبيل وهو إشعاع أكبر للقمة.

لكن وجب قبل المرور لتثبيت اللوحات التأكد من الاسم الحقيقي للقمة كما يطلقه عليها الساكنة حفاظا على الموروث اللغوي والتأكد من الارتفاع انطلاقا من الخرائط الطوبوغرافية وأجهزة القياس الدقيقة دون إغفال إشراك وإخبار ساكنة المنطقة إن كانت المبادرة خارجية كلها حتى نساهم ولو بإشعاع بسبط للقمة.

 الحديث عن إشعاع المنتوج يلزمه أيادي عديدة لتصفق إذ اليد الواحدة لا تصفّق فوزارة السياحة هي القادرة على التسويق خارجيا والأندية ووكالات الأسفار مدعوة لعرض وجهات جديدة داخليا بدل الوجهات الكلاسيكية دائما.

الصورة ملتقطة بعين نادي أمودو للسفر.







jeudi 27 août 2020

Covid-19 et la frappante crise qui s’enlise dans le secteur aérien !

Avec l’avènement et propagation de la pandémie Covid-19, certains choix et plusieurs décisions sont exécutés dans la douleur totale, pour justifier une survie.

Le court, moyen et long terme sont tout à fait obscurs pour les compagnies aériennes qui, durement frappées des conséquences néfastes du Covid-19, n’arrivent plus à planifier des dessertes sur le long terme ou s’engager sur des programmes de développement ambitieux, comme ceux d’antan.

Les glorieux jours où le ciel international foisonnait d’avions de tous bords, reliant le Monde au quotidien, avec ce dynamisme fou qui lui est connu.

Le secteur aérien est terrassé par la pandémie, dû aux fermetures des frontières et restrictions sur les voyages, qui demeurent toujours de mise dans plusieurs pays, au vu de l’inquiétante évolution de la situation sanitaire de par le monde.

Avions cloués au sol, charges fixes devenues par la force des choses, lourdes à supporter. Personnel et collaborateurs sur toute la chaîne de valeur de l’aérien incapables de joindre les deux bouts, lorgnant le salut, qui semble ne pas accourir de sitôt !

La situation financière des transporteurs aériens est de plus en plus grevée face à l’absence de visibilité pour les mois à venir, et l’élément humain en pâtit lourdement : Licenciements économiques, retraites anticipées, suspensions de travail, rotations, réductions de salaires, que de mécanismes affectant pilotes, personnel au sol et personnel naviguant commercial.

Handling, Catering, Exploitation, Entretien : La fourmilière active liée à chaque avion est perturbée et cela ne pourrait qu’engendrer de néfastes effets sur le vécu de ces gens ou enfler une crise sociale déjà provoquée depuis les premières mesures de confinement.

Emirates, Lufthansa, Air France, American Airlines, Qantas, Royal Air Maroc et plusieurs autres transporteurs aériens n’ont pu éviter la lourde décision qu’est la suppression d’emplois, par milliers ! Ces derniers se contentant d’opérer quelques dessertes domestiques et peu de vols à l’étranger, majoritairement des rapatriements.

L’IATA ne cesse de tirer la sonnette d’alarme et d’exhorter les gouvernements à soutenir les compagnies aériennes, plus particulièrement leurs étendards, et met à jour continuellement les pertes financières engendrées et d’impacts sociaux néfastement liés à ce secteur, vital pour l’économie mondiale.

Cela va sans dire, les règles préventives sont devenues un impératif à respecter, et la reprise ne pourrait être effective qu’à compter de 2024 selon les dernières estimations. Mais d’ici là certaines questions se présentent à l’esprit d’elles-mêmes :

  1. Assistera-t-on à une massive vague de faillites chez les transporteurs aériens dans les quelques mois et années à venir ?
  2. La crise sociale touchant l’élément humain dans ce secteur frôlera-elle le stade de la misère ?
  3. Les gouvernements seraient-ils capables d’assurer le soutien financier aux transporteurs aériens d’ici les années à venir, moyennant des plans de restructuration ?

L’opacité nous empêche d’y répondre proprement et l’on ne pourrait qu’observer et subir !


Credit photo : Euronews. 





dimanche 28 juin 2020

Déconfinement ou ce qu’il en coûtera pour la rentabilité des hôteliers !


Les trois longs mois qu’aura pris le confinement auront débouché sur une réalité amère : Celle d’une reprise qui rompt avec les glorieux temps d’avant Covid-19 !

Là où l’insouciance du voyageur était monnaie courante et où les réservations fusaient de partout, du temps où les systèmes de réservation et les canaux de distribution s’activaient à tout bout de champ en haute, là encore où le yield management et la servuction révolutionnaient l’industrie hôtelière.

L’industrie hôtelière qui s’ankylose d’un coup !

La période s’étalant de Mars à Mai/Juin 2020 a été des plus fatales pour les professionnels de l’hôtellerie, avec la fermeture actée des frontières jusqu’à nouvel ordre et les restrictions en termes de déplacement.

Ce qui a poussé bon nombre d’entre eux à fermer leurs établissements à exhorter leurs employés à solliciter des subventions pour vivre en attendant des lendemains meilleurs, ayant vu leur situation financière très fragilisée.

D’autres ont vu leur banqueroute s’accélérer de vive allure et n’ont trouvé de judicieux qu’à mettre la clé sous le paillasson.

Ou de ceux ayant saisi l’opportunité pour lancer des chantiers de rénovation de leurs propriétés.
Et enfin, de ces braves hôteliers ayant rejoint l’appel national à solidarité et pris sur eux d’héberger staff médical et personnes guéries du Covid-19, en convalescence. 
La mobilisation des hôteliers est toujours en vigueur et porte ces jours-ci sur la prise en charge d’hébergement et de restauration en faveur des marocains bloqués à l’étranger, qui furent finalement rapatriés, pour les besoins de confinement.

L’annonce du déconfinement (ou confinement allégé comme certains se plaisent à dire) ne sera pas tout à fait de bon augure pour les hôteliers, compte tenu du fait que celui tombe en pleine haute saison estivale, et portera exclusivement sur le tourisme intérieur.

Or ce créneau ne peut sauver qu’une partie du Business, et encore, les baisses de prix seront appelées à être effectives pour espérer un bon afflux de touristes marocains.

Compte de tous ces facteurs peu euphoriques, l’éventuelle rentabilité espérée sera grevée par le coût du dispositif sanitaire devant être mis en place dans toutes les installations et dispositions de l’hôtel, avec le renouvellement des stocks de produits.

En sus de s’en tenir à 50% de remplissage de l’hôtel, autant pour les chambres que pour les autres lieux intégrés (restaurant, café, salle de sport, spa, piscine etc…)

Covid-19 aura serré l’étau des hôteliers, de force, malgré les premières mesures d’assouplissement constatées, avec une conjoncture des plus incertaines.

Credit photo : Hospitality On. 



dimanche 31 mai 2020

Tourisme : En passe de changer de portrait ?


La venue du Covid-19 sonnera-t-elle le glas des figures de tourisme ayant prévalu lors de cette décennie ou en affectera-t-elle les traits ?

Quel tourisme à l’ère du Coronavirus ? Un semblant de cohabitation peut-il advenir et s’imposer au fil du temps ?
Plaisir de partager avec vous quelques réflexions autour de 4 tendances ayant prévalu ces derniers temps ! 

Voyons de près quelques exemples de ces nouveaux impératifs ayant pris place depuis le début de confinement.
Covid-19 aurait eu – non pas le mérite – mais balancé littéralement les attributs ordinaires sur lesquels planait le secteur du tourisme à l’international.
L’activité touristique sera-t-elle contrainte de changer de peau pour survivre aux collatéraux dégâts engendrés par la pandémie ? Ce questionnement implique la prévalence de cette situation truffée d’incertitudes sur un long terme, en l’absence d’un vaccin.
Les mesures sanitaires et de distanciation sociale
C’est surtout par nécessité que se sont imposés règles préventives, gestes-barrières et mesures de distanciation sociale à l’humanité, en vue de contrecarrer au maximum le nombre sans cesse croissant de contaminations par le Covid-19.
La reprise de l’activité économique s’est progressivement opérée en s’en tenant auxdites règles, et celle du tourisme y répond bien de même.
Port de masques, désinfection de lieux, gels hydroalcooliques à profusion : Imagine-t-on ces dispositifs dans toute agence de voyages, dans tout établissement hôtelier, et dans tout site touristique ?
Inconvenant certes serait le fait de voyager et de s’accommoder, bon gré mal gré, à ces réflexes : Le plaisir de savourer le moment s’en verra ôté, ne plus profiter des attractions touristiques ou des services hôteliers comme avant, inlassablement et sans observer les moindres auto-restrictions en termes de distanciation sociale. Le côté humain et ludique du tourisme en serait tellement affecté, moins de communautés réunies en masse et de moments de partage et de convivialité en groupes : C’est dire le néfaste effet psychologique que tout ceci pourrait engendrer.
Cependant, force est d’affirmer que ces mesures préventives - si scrupuleusement respectées par une destination touristique donnée conformément aux recommandations de l’OMS - auraient aussi à rassurer les visiteurs quant à l’idée de planifier un séjour touristique dans telle ou telle destination, amenée à veiller constamment à la préservation de leur santé par le bon et massif déploiement de ces mesures depuis l’arrivée à l’aéroport jusqu’au retour chez soi, les moyens alloués à la santé et les infrastructures devant être à la pointe de cette finalité !
Occupation des lieux et gestion des espaces et flux
En corollaire de la mise en place des mesures préventives, serait normalement opérée une gestion assez particulière des espaces et des flux de personnes.
Une distanciation plus sévère devant concerner les espaces fermés : Restaurants, cafés, avions, et autres moyens de transport, là où nécessairement entre un client et un autre, une certaine distance doit être observée.
Sur le plan de la rentabilité et c’est là où le bât blesse, et compte tenu de l’occupation partielle des espaces, le chiffre d’affaires induit par l’activité en question se réduira d’ à peau de chagrin, et mettra en avant indubitablement la notion de « temps durs ». Pour améliorer quelque peu le rendement, il va falloir s’adapter en jouant la carte de la flexibilité à travers une bonne gestion temporelle : fructifier l’occupation en jouant sur le remplissage des espaces le long de la journée et non désormais sur la notion de « concentration », jadis de rigueur.
Relativement aux sites naturels et en revanche, la distanciation sociale jouera en faveur de la capacité de charge environnementale qui sera très optimisée comparée aux temps normaux.
Profusion des webinaires et recours à la big data
Confinés chez eux, les professionnels du tourisme n’ont cesse de discourir sur les faits liés à leurs activités respectives et à communiquer autour des scénarios de relance y afférents, d’exprimer craintes et espoirs, et d’organiser des tribunes pour échanger idées et divers enseignements.
Formations et partages d’expériences complètent un peu ce riche lot induit par le Digital au travers de programmations massives de webinaires, et sur lesquels davantage d’acteurs capitalisent, en attendant de se retrouver en réel et de recouvrer leur communication habituelle.
La big data a eu de tels bienfaits aussi en puisant dans les données relatives au secteur pour permettre l’expansion des capacités intellectuelles à même de favoriser la mise en avant de prévisions chiffrées ou cognitives, qui pourraient servir à la prise de décisions et à la relance de l’activité touristique.
Vers un tourisme de qualité ?
Est-ce le temps révolu du tourisme de masse et des clichés y afférents ? 
 Verra-t-on ces rassemblements massifs dans les plages en plein été ? ou de ces autocars de touristes bondés ? ou de ces visites urbaines ou de sites historiques réalisées par des hordes de touristes ? Rien ne semble confirmer ces faits, entre autres, Covid-19 et ses appréhensions étant maîtres de la situation.
Si ce n’est en faveur du tourisme durable à proprement dit, sur lequel plusieurs pans de l’activité touristique fonderont leur espoir pour une continuité sans trop de craintes. L’expérience du visiteur, pour laquelle maintes luttes furent lancées par les antagonistes du tourisme de masse, s’en trouvera de gré, réhaussée en qualité, et fera leur bonheur.
Et donc l’on pourrait affirmer que les principes du développement touristique durable auront le vent en poupe, par nécessité au vu de la conjoncture en cours qui l’impose bien.
Ces quelques tendances – non exhaustives- se rejoignent en sorte qu’elles fondent leur raison d’être sur les principes de lutte contre les contaminations au Covid, tout en privilégiant un déconfinement progressif et raisonné, à la faveur de la reprise d’une activité touristique très lente et moins importante comparée aux temps ordinaires, très regrettés par les professionnels du tourisme.
Jusqu’à quelle ampleur l’onde de choc induite par la pandémie pourrait brider l’élan naturel du secteur touristique ? L’Organisation Mondiale du Tourisme et plusieurs autres organismes spécialisés en la matière (WTTC, IATA, OACI…) ne cessent de mettre à jour leurs estimations de pertes en chiffres d’ici fin 2020.



samedi 30 mai 2020

Covid-19 ou les prémices d’un été ombrageux !



La haute saison touristique de l’année 2020 aura été, sur tous les plans, la plus catastrophique d’entre celles de la décennie !
Il y a véritablement de quoi, puisque bon nombre de nations poursuit encore l’application des mesures restrictives affectant les déplacements des personnes, autant pour la mobilité interne que pour les voyages à l’étranger, l’espace aérien international étant toujours condamné en raison des risques de propagation du Covid-19.
Le Maroc n’y échappe certainement pas et s’était distingué depuis le déclenchement massif du virus par la mise sur pied d’une stratégie audacieuse et insolite, en paralysant tout type de déplacement dans le cadre du confinement, mesure dont le revers est un coup mortel donné à l’activité touristique, qui se voit inévitablement privée de l’euphorie qu’elle avait présagée en tout début d’année.
2 mois et demi d’activité touristique et hôtelière ordinaire en cette année 2020, rien que cela ! Avril et Mai ayant connu une chute libre au demeurant, et les prémices de reprise de l’activité cet été, d’aspect aussi timide, ne sont guère à l’ordre du jour !
Si les mesures de déconfinement commencent à s’égrener de manière graduelle et assez inattendue au jour le jour, cela ne sert en rien les intérêts d’un secteur fragilisé par l’impossibilité de dresser des scénarios de « survie », aussi décents peuvent-ils l’être.
A contrario, en pareille période, d’autres destinations ont d’ores et déjà réfléchi et mis en œuvre de manière très véloce, des mécanismes de reprise de leur programmation touristique à l’international, pour espérer sauver des meubles gangrenés par le Covid-19.
Limiter les dégâts en été n’est guère chose acquise pour les destinations avant-gardistes, compte tenu de la psychose engendrée par l’éventuelle vague du Coronavirus qui pourrait surgir à n’importe quel moment, empêchant de facto les velléités des touristes potentiels à l’idée de voyager cet été. Tel frein psychologique serait amené à être atténué par un redéploiement nouveau des stratégies de marketing touristique basées sur un renforcement des mesures de prévention sanitaire au niveau des sites à visiter et des établissements touristiques, et amplement de temps faut-il pour espérer des retours positifs desdits dispositifs.
Pour le cas du Maroc, vouloir capitaliser sur la fameuse « roue de secours » de tout temps, à savoir le tourisme interne, pour sauver la saison estivale à venir relève pratiquement de l’impossible, en raison de la morosité économique dans laquelle plongent plusieurs ménages, avec l’avènement de l’Aid Al-Adha et de la rentrée scolaire d’une part, et psychologique aussi par l’effet d’expectative dans lequel tout le monde baigne et la frilosité naturelle intérieurement exprimée à l'idée de voyager.
A force de subir chaque jour les relents d’attentisme et avec l’avènement de la décision de lever le confinement et de rouvrir l’espace aérien, il semble d’ores et déjà que l’été 2020 ne constitue réellement pas la saison sur laquelle les professionnels pourraient capitaliser pour amortir le choc. Les yeux étant braqués sur le dernier trimestre de la maudite année en cours et sur l’année 2021.
A quand l’annonce d’une date de reprise des activités économiques libérées de la barrière du confinement ? Sur les charbons ardents, le Maroc souhaite reprendre sa position dans la sphère touristique et lorgne la décision salvatrice pour la programmation auprès des T.O à l’international ? Si la situation demeure telle, l’on ratera le coche de l’année à venir !